Ma pratique convoque les gestes, les savoirs, les rites funéraires et les croyances populaires qui oscillent entre disparition et survivance.
La forge, le métal, par exemple sont des matériaux privilégiés notamment car l'implication physique et le labeur font parti des pratiques rurales et témoignent d'un rapport affectif et politique avec les Pyrénées catalanes d'où je viens.
Dans les espaces que je construis, l'utilisation de cet équilibre instable devient un révélateur qui met en lumière la fragilité, le menace d'effondrement tout en créant des rapports d'attention plus forts.
Mon travail cherche à réactiver les disparus, réparer, là où les institutions échouent à relier, à rappeler que les savoirs collectifs persistent, que la mort, loin d'être effacée, peut être partagée, visible, s'inscrire dans une mémoire commune qui lutte contre l'effacement des savoirs populaires.